Les troubles de l'apprentissage, de la communication et du comportement
6. Troubles et sport : recommandations pédagogiques
6.2. Bienfaits
LES BIENFAITS DE L’ACTIVITÉ PHYSIQUE:
Le sport peut redonner confiance aux jeunes enfants dyslexiques et venir en soutien aux difficultés scolaires.
Le sport peut combler, progressivement, le fossé qui sépare les enfants atteints d'un trouble de l'apprentissage, de la réussite.
Le sport permet de créer un équilibre, entre l’intellect et le physique, mais aussi entre effort et plaisir.
le sport est aussi une clé de l’apprentissage. Après des heures de travail, de concentration et donc d’immobilité, le fait de mettre le corps en mouvement permet nous seulement de rester en forme et de retrouver de la concentration, mais aussi de mieux assimiler ce que l’on a appris.
Grâce à l’activité physique, un enfant pourra plus facilement enchainer des sessions à l’école ou à la maison avec du travail scolaire, même si ses compétences de lecture, d’écriture, de langage, de mémoire et de réflexion sont beaucoup sollicitées. Le sport permettra même à des enfants avec un TDAH, une dyspraxie, ou une dysphasie de garder leur attention focalisée sur leurs livres ou sur leurs cours.
Pour les enfants dyslexiques, l’équilibre est indispensable ! Et le sport est un excellent moyen d’avoir une vie équilibrée entre effort intellectuel et effort physique mais aussi entre travail et loisir. Certaines disciplines sportives obligent les enfants atteints de trouble de l'apprentissage à planifier, anticiper et notamment pour pouvoir allier entrainement, compétition et discipline scolaire.La veille d’une compétition, il devait préparer son matériel, manger un repas adapté et aller se coucher tôt.De la même manière, il devait planifier la réalisation de ses devoirs afin de les étaler dans le temps et de ne pas être submergé. Il a aussi appris à gérer son temps, puisqu’il ne pouvait pas faire ses devoirs les soirs d’entrainement, il devait trouver des créneaux à d’autres moments.
MAIS...
le fait d’avoir un trouble de l’apprentissage, comme la dyslexie, la dysorthographie, la dysphasie, la dyspraxie ou un TDAH, peut être un handicap pour pratiquer un sport. Il est donc nécessaire de mettre en place des outils ou des aides adaptées à l’enfant, pour qu’il ait le temps d’apprendre les rudiments du sport qu’il veut pratiquer.
Et la compétition ?
Il est fréquent de rencontrer des enfants dyslexiques n’aimant pas la compétition.
En effet, elle est souvent source de stress supplémentaire.
Il est donc important de proposer des situations avec une dynamique de coopération, qui plait souvent à ces enfants ou aux jeunes dys.
Ou proposer des disciplines moins compétitives.