Petite enfance

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Cours: DEMO CdP
Livre: Petite enfance
Imprimé par: Visiteur anonyme
Date: jeudi 5 février 2026, 09:07

1. Accueil


  • Le module environ 1h30
  • Il s'adresse à tous les stagiaires des diplômes Jeunesse et Sports.
  • Ce parcours est validé par un quizz final qui vous permettra d'obtenir "le badge petite enfance" (vous devez obtenir la note minimale de 16/20).

2. De quoi parle-t-on?


3. Première approche du sujet

Avant de vous présenter les caractéristiques des enfants de 0 à 6 ans, nous vous proposons de visionner attentivement la vidéo suivante (elle fait également partie de la vidéo de présentation du module).


  • Dans cette séquence, que repérez-vous chez l'enfant d'un point de vue moteur?
  • Dans cette séquence, que repérez-vous chez l'enfant d'un point de vue cognitif (facultés de compréhension et de réflexion)?
  • Dans cette séquence, que repérez-vous chez l'enfant d'un point de vue affectif et social (lien avec l'adulte, émotions)?
  • Dans cette séquence, que repérez-vous chez l'éducateur (posture, voix, consignes, etc.)?

Cette mini-séance vidéo vous invite à repérer des éléments spécifiques aux petits-enfants. Afin de vous permettre d'adapter, en conséquence, votre posture d'éducateur, vous avez besoin de mieux identifier les étapes du développement de l'enfant.

Nous vous invitons donc à approfondir vos connaissances de ce public.


4. Les caractéristiques de la petite enfance

Cette mini-séance vidéo vous invite à repérer des éléments spécifiques aux petits-enfants. Afin de vous permettre d'adapter, en conséquence, votre posture d'éducateur, vous avez besoin de mieux identifier les étapes du développement de l'enfant.

Nous vous invitons donc à approfondir vos connaissances de ce public.

4.1. Au niveau anatomique et physiologique

Squelette et articulations

Pourquoi les enfants peuvent-ils chuter sans se faire mal?

On observe tous les jours dans une cour de récré des enfants tomber sans se faire vraiment mal.

Pour quelles raisons ? Parce que les enfants tombent de moins haut ? Non : de leur hauteur, comme les adultes.

Parce qu’ils sont moins lourds ? Non plus. C’est parce qu’ils ne sont pas terminés!

Les os des enfants sont moins rigides que ceux des adultes. Leurs cartilages ne sont pas encore très développés. Et surtout, plus les enfants sont jeunes, plus leurs os sont nombreux. A la naissance, un bébé en a 350, et il n’en restera que 206 à l’âge adulte. Certains os sont en plusieurs parties et se soudent peu à peu. Conséquence : plus les enfants sont jeunes, plus ils sont souples. Quand ils chutent, le choc est absorbé par cette souplesse.

Et c’est justement à l’âge où on apprend à marcher ! Le monde est bien fait.

Les activités qui demandent à l’enfant de supporter son poids, comme lorsqu’il grimpe, ou qui le font sauter permettent d’augmenter la densité de ses os et donc leur résistance. Ce type d’activité améliorerait également l’organisation interne des os, ce qui les rendrait plus solides.

A retenir:

Les jeunes enfants présentent :

  • une fragilité des cartilages articulaires
  • un squelette souple et malléable
  • une grande souplesse des articulations
  • les activités sportives contribuent à densifier et solidifier les os


Système nerveux et cérébral

A quel niveau de développement en est le cerveau humain à la naissance ? Pourquoi et comment doit-il évoluer?

A- Le cerveau du petit d’homme

Pour J. Medina, le but de notre cerveau est d’assurer notre survie à chaque instant, pour échapper à l’extinction de l’espèce, et projeter nos « gènes » le plus loin possible dans le temps. Pour cela, il nous faut un gros cerveau sophistiqué, efficace, afin de mieux anticiper les dangers.

Cette organisation élaborée n’est cependant pas compatible avec la grossesse et l’accouchement de l’espèce humaine (ex : limite en taille du bassin de la mère). Par conséquent, le petit humain naît avec un cerveau pré-câblé mais pas complètement développé (loin de là!) : il ne sera vraiment opérationnel pour l’ensemble des fonctions cognitives qu’à l’âge adulte.

Une longue période (celle de l’enfance et de l’adolescence) est requise pour optimiser le câblage (c’est long! le plus long de tout le règne animal).

B- Les différentes étapes :

Lorsque le bébé naît, la partie supérieure du cerveau est encore très immature. Les différentes expériences de stimulation vont lui permettre de développer son système nerveux. Tout ceci s’opère de façon étonnamment rapide pendant les deux premières années, période où la capacité d’apprentissage est phénoménale. Ensuite le développement se poursuit plus lentement pendant toute la période de l’enfance. Et finalement, d’après les récentes découvertes sur la plasticité, cela n’est jamais complètement terminé.

La maturation neurologique joue un rôle essentiel dans le développement moteur de l'enfant. Le système nerveux va se complexifier, et le développement des circuits neuronaux va permettre à l'enfant de contrôler plus finement chacun de ses mouvements (par exemple il sera capable de manipuler et lancer des objets).

De 3 à 5 ans, le cerveau de l’enfant fonctionne à plein régime! En effet, vers 4 ou 5 ans, la consommation énergétique du cerveau représente environ 65 % de la consommation énergétique totale du corps alors qu’elle est seulement de 20 à 25 % chez l’adulte. Cette demande élevée chez l’enfant se maintiendra jusqu’à environ 10 ans.

Pour soutenir ce développement accéléré, l’enfant a besoin de conditions favorables, c’est-à-dire d’une alimentation complète et équilibrée, d’un bon sommeil, d'activités physiques, etc. Il a également besoin d’être soutenu sur les plans émotionnel et intellectuel. Il ne faut pas oublier que le développement de l’enfant est possible grâce aux interactions qu’il a avec son environnement et avec les personnes de son entourage.

Enfin, de 3 à 6 ans, la capacité de concentration a augmenté, mais pas de manière linéaire : selon les activités qui ne requièrent pas les mêmes fonctions intellectuelles, les enfants sont capables d’abstraction plus ou moins longtemps : 10 minutes pour l’explication d’une leçon, des règles d’un jeu ou d’une activité, sont un maximum. Au-delà, inutile d’insister : l’enfant s’échappe, est distrait, n’écoute plus, gigote sur sa chaise…

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Le développement du cerveau de 3 à 5 ans

A retenir:
  • l'enfant nait avec un cerveau immature
  • les stimulations et les expériences permettent le développement des neurones
  • l'évolution du système nerveux impacte directement la motricité (plus il est complexe, plus la motricité se développe)
  • le sommeil, l'alimentation, les activités physiques et les interactions joue un rôle important sur la maturation du cerveau
  • les capacités d'attention et de concentration d'un enfant de 3 à 6 ans sont d'environ 10 minutes


L'impact du sport sur la santé

A- La fréquence cardiaque maximale:

Celle de l’enfant est supérieure à celle de l’adulte de 10 à 40 battements. Elle monte et descend très rapidement dès l’arrêt de l’exercice. Elle diminue avec l’âge à partir de 20 ans. Ce dernier point montre que sa prise manuelle est complètement inutile pour rendre compte de l’intensité de l’exercice.

Malgré les particularités spécifiques dues à leur âge les enfants présentent les mêmes phénomènes d'adaptation que les adultes lors d'un entraînement en endurance.

Si jusqu'à présent, la crainte était de voir les enfants surentraîner, aujourd'hui c'est plutôt le contraire qui est à craindre en raison de la sédentarité de plus en plus grande dans la vie quotidienne. Pourtant une capacité d'endurance élevée est une base solide de protection pour la santé générale.

Il convient de travailler cette capacité d'endurance de manière progressive et adaptée, en effet, une course de 600 à 800m, équivaut pour des enfants à un 3000m !

B- Activité physique et santé :

A l’heure où la littérature scientifique nous montrent que nos enfants ont perdu plus de 25% de leurs capacités physiques en moins d’un demi-siècle ; sont plus de 60% à passer plus de deux heures par jour devant un écran ; et que seulement un quart des enfants et un tiers des adolescents respectent les recommandations en activité physique, les conclusions de l'ONAPS (Observatoire National des APS) soulevaient la nécessité de développer nos infrastructures et leur disponibilité ainsi que celle d’accentuer les efforts de lutte contre les comportements sédentaires des enfants et adolescents.

La promotion de l’activité physique et d’un mode de vie sain et actif est au premier plan des stratégies de prévention du surpoids, de l’obésité et des maladies métaboliques associées dès le plus jeune âge ; favorisant l’épanouissement familial et psychologique , améliorant les aptitudes et capacités motrices et cognitives, tout en promouvant la réussite scolaire et l’intégration sociale.

Si les recommandations sont régulièrement affinées et de plus en plus précises (O’Malley & Thivel, 2016), il reste principalement conseillé que les enfants et adolescents s’engagent au moins 60 minutes/jour dans des activités physiques d’intensité modérée à intense, comprenant au moins trois fois par semaine des activités sollicitant le système musculosquelettique et articulaire (travail musculaire et de souplesse principalement) (Tremblay et al., 2016).

Actuellement seuls 19% des 3-6 ans atteignent les recommandations de l'OMS(Organisation Mondiale de la Santé) en matière d'activité physique.

A retenir:
  • La fréquence cardiaque de l'enfant est plus élevée que celle de l'adulte.
  • Les enfants présentent les mêmes phénomènes d'adaptation à l'effort que les adultes (augmentation de la fréquence cardiaque, de la respiration, etc.)
  • Les enfants ont perdu 25% de leurs capacités physiques en moins d'un demi-siècle
  • Il est recommandé pour les enfants de pratiquer 60 minutes par jour d'activité physiques modérée à intense

4.2. Au niveau psychomoteur

Introduction

Les grands changements moteurs qui s'opèrent chez l'enfant de la naissance à 3 ans, dépendent des contextes et des expériences vécues par l'enfant. Ainsi, il faut bien noter que la trajectoire de développement moteur sera différente d'un enfant à un autre, en fonction du contexte social, familial, culturel, biologique, environnemental. L'acquisition de la posture, et les stratégies que l'enfant met en œuvre pour s'adapter à son environnement sont des éléments essentiels du développement de la motricité, que nous aborderons dans ce chapitre.

Le développement de la motricité globale permet à un enfant d’exercer son équilibre et sa coordination et d’utiliser ses grands muscles. Ces habiletés l’aideront à maîtriser certaines activités physiques, comme s’asseoir, ramper, marcher, courir, grimper, sauter, et plusieurs autres mouvements que son corps lui permet de faire. Développer la motricité globale aide beaucoup au développement de la motricité fine.

(source : Naitre et grandir)

Consultez le schéma ci-dessous et la vidéo afin de pouvoir répondre au quiz suivant.

Quiz étapes développement psycho-moteur

Cliquez sur l'image ci-dessous pour accèder au quiz.



La motricité globale

  • Pourquoi parle-t-on de motricité globale ?

À l’inverse de la motricité fine, qui regroupe tous les mouvements fins et précis du corps, tel le contrôle musculaire du visage ou celui des mains, la motricité globale réunit les gestes moteurs qui permettent à l’enfant de se déplacer. On parle alors d’équilibre et de coordination générale : l’enfant utilise ses grands muscles pour se déplacer (avec ou sans contrainte : marcher, courir, grimper, ramper), pour s’asseoir, pour sauter, etc. La motricité globale inclut aussi l’équilibre statique, où certains muscles sont sollicités pour maintenir une position précise sur un, deux ou quatre appuis. Enfin, les coordinations des membres inférieurs et supérieurs jouent un rôle important dans la motricité globale chez l’enfant. Elles sont mises à contribution lors des actions d’envoi, de réception ou de renvoi d’un objet.

  • Quelles sont les grandes étapes du développement de la motricité globale chez l’enfant ?

De 3 à 6 ans : les spécialistes appellent cette période, « l’âge de la grâce » car l’enfant va progressivement automatiser, mettre en harmonie et coordonner l’ensemble de ses mouvements.

Il éprouve beaucoup de plaisir dans les activités physiques telles que marcher, courir, jouer au ballon etc.

Pendant cette période, il acquiert également la latéralisation. Vers 6 ans, il différencie la droite et la gauche. Il affine sa motricité et sa gestuelle dans les jeux sportifs.

Les enfants ne se développent pas tous à la même vitesse dans tous les domaines. Néanmoins, dans les grandes lignes, l'enfant acquiert les compétences suivantes entre 3 et 5 ans en terme de motricité globale.

De 3 à 4 ans :

  • l'enfant court avec aisance (il peut partir, arrêter et changer de direction) en bougeant les bras en alternance;
  • il peut lancer et attraper à l’occasion un ballon sans perdre l’équilibre;
  • il grimpe, glisse, monte une échelle et se balance sur le matériel d’un terrain de jeux;
  • il s’accroupit et se relève sans aide;
  • il monte les escaliers en mettant un pied sur chaque marche, sans se tenir sur la rampe;
  • il saute sur une jambe en se déplaçant légèrement vers l’avant;
  • il se tient sur un seul pied en gardant l’équilibre pendant un moment, puis jusqu’à 5 secondes la plupart du temps.

Au cours des prochains mois, l'enfant commencera à :

  • attraper un gros ballon en allongeant les bras;
  • galoper, courir, marcher et avancer sur la pointe des pieds dans le cadre d’une activité de groupe;
  • sauter dans les airs à pieds joints;
  • faire des culbutes.

De 4 à 5 ans :

  • l'enfant peut faire du vélo;
  • il lance, attrape et fait rebondir un ballon avec plus d’aisance & viser une cible;
  • il peut marcher sur une ligne droite en avançant et en reculant, avec le talon collé contre les orteils;
  • il peut marcher environ 10 pas sur ses talons;
  • il peut sauter par devant et par-derrière sur de courtes distances;
  • il peut sauter de plusieurs façons (pieds écartés, pieds rapprochés, sur un seul pied) en alternance, comme dans un jeu de marelle;
  • il peut sauter en tournant sur lui-même un demi-tour.

Au cours des prochains mois, l'enfant commencera à :

  • descendre les escaliers en mettant un seul pied sur chaque marche, sans appui;
  • sauter d’une hauteur de 0,5 mètre;
  • sautiller sur une courte distance;
  • diriger un ballon de foot;
  • sauter sur un seul pied;
  • sauter de chaque côté d’une ligne, les pieds joints, sans s’arrêter entre chaque saut
  • différencier la gauche et la droite


Les parcours moteurs

Les parcours de motricité permettent de faire vivre à l'enfant des expériences corporelles contribuant au développement moteur, sensoriel, affectif et cognitif. Par ses actions dans un environnement riche, l'enfant va développer des capacités.

Les parcours sont composés d’un enchaînement d’obstacles et d’épreuves plus ou moins facile à réaliser. Ils permettent de

  • Coordonner sa motricité : stimulation musculaire grâce aux obstacles, selon la grandeur du parcours, peut aussi exercer à l’endurance !
  • Travailler mémorisation et résolution de problème : quand on y arrive du premier coup, c’est le top, mais on apprend aussi à se corriger, et à se concentrer pour réussir.
  • Augmente la confiance en soi : Les « bravo » et le fait de réussir augmente la confiance.
  • Permet de se structurer dans l’espace et le temps. Il y a un endroit avec un début, un autre avec une fin. On peut aussi utiliser un chronomètre, en demandant à l’enfant de s’autoévaluer, « Tu as été plus rapide ou pas que la dernière fois? »

Afin de contribuer au développement de ces différentes capacités, il est important d'être au clair sur les objectifs visés par le parcours.

En effet, comme l'explique la vidéo ci-dessous, il existe différents types de parcours développant des compétences différentes chez l'enfant:

  • En parallèle
  • En continu
  • En atelier
  • En itinéraire
  • Protéiforme

De plus, pour ancrer les apprentissages, le parcours doit être réalisé plusieurs fois de différentes manières :

  • L'exploration afin de diversifier les actions motrices librement
  • La structuration afin stabiliser les actions motrices
  • Le réinvestissement afin de transformer les actions motrices dans d'autres secteurs

Pour aller plus loin, vous pouvez visionner les vidéos suivantes :

  1. Les parcours d'activités motrices : Phase d'exploration en petite section
  2. Phase de structuration
  3. Phase de réinvestissement


La motricité fine

Qu’est-ce que la motricité fine ?

La motricité c’est l’ensemble des fonctions qui permettent le contrôle de ses mouvements. La motricité fine concerne les mouvements précis qui sollicitent les petits muscles et notamment ceux de la main et des doigts. Saisir un objet, le lancer, porter un objet à sa bouche mais aussi découper ou dessiner font partie de ces mouvements fins.

Motricité fine : comment évolue-t-elle?

On parle ici d’évolution car comme pour la motricité globale, l’âge d’acquisition des différentes étapes varie d’un enfant à l’autre. Là encore chacun son rythme ! En revanche ce qui ne varie pas c’est l’ordre dans lequel ces étapes se mettent en place.

En effet, l’acquisition d’un geste, quel qu’il soit, dépend de deux grands facteurs :

  • L’équipement neurobiologique de l’enfant : maturation cérébrale et capacités perceptives et cognitives
  • Son environnement et les stimulations qu’il reçoit.

Voici pourquoi il existe tant de différences entre deux enfants du même âge.

En revanche, l’évolution se fera toujours dans le même sens car elle obéit à une loi neurologique : la loi proximo-distale. En clair, cela signifie que l’évolution du tonus et donc le contrôle du geste se fera toujours du centre du corps vers la périphérie. Ainsi l’épaule sera contrôlée avant la main et la hanche avant le pied. Le petit enfant contrôlera en premier ses bras, puis ses mains, puis ses doigts.

A savoir : parmi les capacités perceptives nécessaires à l’acquisition d’un geste, l’une des plus essentielles dans le développement de la motricité fine, c’est la vision. C’est parce que l’enfant perçoit l’objet dans son champ de vision qu’il cherche à diriger son geste vers lui.

Dans les grandes lignes, l'enfant acquiert les compétences suivantes entre 3 et 5 ans en terme de motricité fine.

De 3 à 4 ans :

  • l'enfant construit une tour de 8 à 10 blocs;
  • il manipule des ciseaux et il est capable de découper. Par exemple, il peut découper une bande de papier d’environ 10 cm de large, en faisant avancer ses ciseaux;
  • il peut tenir un crayon entre le pouce et l’index comme le fait un adulte;
  • il peut tourner les pages d'un livre, une à la fois;
  • il visse et dévisse un petit couvercle;
  • il dessine des maisons et des personnages avec deux ou quatre membres attachés à la tête, mais il ne dessine pas nécessairement de corps;
  • votre enfant peut boutonner de gros boutons.

Dans les prochains mois, l'enfant commencera à :

  • se verser à boire à partir d’un pichet peu rempli;
  • faire des nœuds;
  • attacher la fermeture éclair de sa veste;
  • se laver avec supervision;
  • découper et à coller des formes simples (ex. : carré, rond).

De 4 à 5 ans :

  • l'enfant dessine des personnages avec certaines caractéristiques, comme une tête, des bras et des jambes. Il ajoute petit à petit le tronc et d’autres détails;
  • il peint au grand pinceau sur une grande feuille;
  • il manipule de la glaise et de la pâte à modeler en la roulant entre ses deux mains;
  • il découpe sur une ligne droite ou sur le contour d’un carré avec plus de précision;
  • il colore l’intérieur d’une forme simple en respectant de plus en plus les limites du dessin;
  • il commence à écrire quelques lettres, sans véritable précision;
  • il coupe des aliments mous avec sa fourchette.

Dans les prochains mois, l'enfant commencera à :

  • transporter un verre sans en renverser le contenu;
  • tartiner son pain avec un couteau;
  • faire des boucles dans ses lacets;
  • attacher de petits boutons;
  • découper une forme plus complexe;
  • écrire quelques lettres, habituellement les lettres de son nom.


Exemples de motricité fine

L’environnement est essentiel dans la mise en place de ces différentes étapes. Le rôle des professionnels est donc multiple :

  • Il faut mettre à disposition de l’enfant des objets adaptés à ses capacités. Inutile par exemple de proposer des « méga bloc » (gros leggos) à un enfant qui ne maitrise pas la coordination bi-manuelle. Mieux vaut lui proposer des cubes simples qui peuvent s’empiler à une main.
  • Proposer des situations nouvelles avec parcimonie. L’enfant a besoin de répétition pour acquérir et s’approprier le geste. Lui proposer des situations nouvelles alors qu’il vient juste de maîtriser un geste ne fera que le confronter à l’échec. Proposer un seul nouvel objet à la fois au milieu de ceux qu’il maîtrise déjà afin de varier la stimulation en douceur.
  • Alterner des situations qui stimulent la précision et celles qui musclent. Par exemple, manipuler un petit sac sensoriel ou malaxer du sable magique permet de muscler les différents muscles de la main alors que transvaser de l’eau ou trier des bouchons stimulera une coordination précise.
  • L’encourager et le féliciter. Prendre le temps de le regarder en action et de valoriser ses efforts et ses progrès. Plus l’enfant se sent apprécié et valorisé, plus il a envie d’avancer et de persévérer. Ces encouragements doivent bien entendu être réguliers.
  • Assurer sa sécurité. Il est évident que l’on ne proposera pas d’objet pouvant être ingéré à un enfant qui met encore les jouets à la bouche

Pourquoi encourager l'enfant à réaliser des gestes de précision?

Un exemple de motricité fine à réaliser avec petits :La comptine de la gymnastique des doigts

4.3. Au niveau cognitif, sociologique et affectif : l'importance du langage et du jeu

La petite enfance est une période marquée par le développement intense de l'enfant: il passe d'une très grande vulnérabilité à sa naissance, où il ne peut rien faire sans l'adulte, à l'acquisition d'une certaine autonomie vers 3 ans, âge auquel l'enfant est maintenant capable de s'exprimer, de se faire comprendre, de se déplacer et où il commence à se socialiser.

Introduction

Dès sa naissance, un enfant commence à développer ses capacités intellectuelles, comme la pensée, la mémoire, l’attention, le raisonnement. Il développe aussi son langage, un aspect essentiel du développement cognitif.

Pour un développement harmonieux l’enfant doit évoluer dans un cadre sécurisant dans lequel il sera aimé et respecté. Les enfants ont tendance à rechercher le confort et la sécurité auprès des adultes significatifs qui en ont la charge. La construction du lien avec l'éducateur ou l'éducatrice à cet âge-là est donc primordiale. Il ne sera donc pas judicieux de faire tourner l'équipe, de proposer des temps périscolaires avec des personnes différentes ou inconnues.

Dans ce cadre sécurisant, l’enfant se développe essentiellement par le jeu, l’évolution de son langage va favoriser ses relations avec autrui et l’expression de ses émotions. Dans ce chapitre nous aborderons donc l’évolution du langage et l’importance du jeu comme éléments clés pour le développement de l’enfant au niveau cognitif, affectif et social.

Le langage

Le développement du langage est un processus très lent qui prend sa source dans les premières communications entre l’enfant et sa mère et qui varie d’un enfant à l’autre. Tous les enfants apprennent à maîtriser le langage à leur propre rythme. Certaines de leurs capacités se développent tôt et d’autres, plus tard. A trois ans, certains enfants seront mutiques alors que d’autres auront déjà un langage élaboré.

Plus l’enfant grandit, plus il est en mesure de bien nous comprendre et de parler parfois comme un petit adulte. Aider les enfants à développer le langage oral, c’est leur permettre de trouver une place à part entière dans la société.

À l’âge de 3 ans, un enfant a généralement un vocabulaire qui lui permet de dire des phrases de quelques mots. Toutefois, il fait encore des erreurs quand il parle. Il continue à s’améliorer et, vers 5 ans, son langage ressemble plus à celui d’un adulte.


Les clefs de développement du langage

Le bain de langage.
L’enfant développe son langage grâce à toute la richesse de ce qu’il entend autour de lui. L’exposition au langage dans le quotidien, puis dans des expériences variées influence le développement mais il existe à ce niveau-là de grandes inégalités. Dans certains milieux on parle peu à l’enfant, dans d’autres on leur parle mal, dans d’autres encore la langue utilisée n’est pas celle de l’école. Il faut être conscient des différences entre les milieux car c’est en les niant que l’on accentue les difficultés scolaires et les inégalités. L’éducateur, l’animateur jouent donc un rôle important pour fournir une stimulation riche, ils doivent prendre soin d’utiliser un langage adapté.
Avoir envie de communiquer.
Pour que le langage se développe, il ne faut pas seulement connaître des mots, il faut aussi susciter le désir de communiquer et donc laisser à l’enfant la possibilité de s’exprimer et de montrer de l’intérêt à ce qu’il dit.
Un tout petit qui maîtrise bien le langage aura la satisfaction de se faire comprendre plus facilement. Il peut intervenir autant qu’il le veut dans une conversation et changer le sujet lorsqu’il le souhaite. De bonnes capacités à s’exprimer favorisent des relations harmonieuses.
C’est ainsi que le petit qui a des difficultés sur le plan du langage est parfois plus timide, puisqu’il est conscient de ses limites. Il est important de donner aux enfants des occasions de s’exprimer sans qu’ils se sentent jugés.


Comment se développent le lexique et la syntaxe

L'enfant acquiert le lexique (les mots) et la syntaxe (la fonction et la disposition des mots dans la phrase) dans les échanges avec son environnement familial et social.

Le lexique

Le nombre de mots compris est nettement supérieur au nombre de mots utilisés, et ceci reste vrai tout au long de la vie.
Le développement quantitatif du lexique utilisé est très rapide.
18 mois-2 ans : 20 mots
6 ans : 2500 mots soit, en moyenne, de 1 à 2 mots par jour pendant 4 ans.
Adulte cultivé : 20 000 à 40 000 mots.

Un mot est considéré comme acquis si l’enfant est capable de l’affecter à un objet et s’il existe un ensemble de connaissances qui y sont associées.

Ex. de Marine (4 ans) : "Les pommes c'est beaucoup bon et ça a des vitamines et des protéines". Elle utilise le mot protéine mais n’en maîtrise pas le sens.

    Voici les domaines dans lesquels on observe des progrès entre 3 et 6 ans, les âges étant variables.
  • L'enfant devient capable de ne plus faire d'erreur dans la correspondance entre les mots et les objets.
  • Il apprend les termes génériques : il applique le mot chien à toute l'espèce canine. Il cesse d'appliquer un mot particulier comme terme général : si son chien s'appelle "Bobi", il ne dit plus "Bobi" pour tous les chiens qu'il voit. Ces classes s'apprennent grâce aux interventions des adultes (3-4 ans = âge des questions).
  • L'enfant crée des mots pour compléter son lexique. Quand l'enfant grandit et que les noms sont maîtrisés, il continue à créer des verbes (Hermine, 4 ans dit "Cet été j'ai campigné". Ces enfants ont compris le fonctionnement de la langue : leurs erreurs sont le signe d'un processus en construction : Hermine est en train d'intégrer la construction des verbes.
La syntaxe.
L’ordre des mots dans la phrase.

Chez l'enfant, la construction des phrases est créative mais porteuse de sens. Pour l'adulte, l'ordre des groupes est régulier : dans une phrase simple en français, on a en général : groupe nominal, groupe verbal.

Pour le jeune enfant, l'ordre de l'énoncé a un caractère arbitraire, il n'y a pas de lien, pas de correspondance entre la structure des phrases et les actions auxquelles elles se rapportent, même s'il s'agit d'actions concrètes, observables. On pourrait très bien avoir une autre structure, il ne s'agit que de conventions. L'enfant cherche toujours du sens dans ses constructions, comme dans tout ce qu'il fait. Il décrit en premier l'agent, celui qui agit, qui se déplace… C'est celui qui a le plus d'importance, celui qui saute aux yeux

Une construction fréquente chez l'enfant :

Le p'tit garçon ballon rouge pousse.

En revanche, dans un autre cas de figure l'action pourra être primordiale si c'est elle qui a le plus marqué l'enfant :

A tombé le bébé.

La structure de la phrase simple serait intégrée vers 6 ans.

La conjugaison.
  • Dès 3 ans et demi, l'enfant commence à conjuguer, la première forme verbale est l'impératif (Donne !), l'infinitif arrive rapidement (Moi, pas dormir !).
  • Vers 4 ans apparaît l'indicatif présent.
  • Le futur apparaît d'abord dans une forme particulière construite avec les verbes aller et venir : "je va manger" et vers 5 ans apparaît le véritable futur simple : "je mangerai".
  • L'imparfait et le conditionnel viennent à partir de 5 ans-5 ans et demi. Au cours de cette période (fin de MS, début de GS), on remarque des généralisations incorrectes : buver pour boire, ouvri pour ouvert, voulerais pour voudrais… L'enfant a intégré les caractéristiques des verbes les plus courants et il les applique à des verbes nouveaux qu'il ne connaît pas encore car ils sont irréguliers. Encore une fois, ses erreurs montrent qu'il a compris comment fonctionne la langue mais qu'il lui manque encore des connaissances.
  • Après 6 ans, on trouve une utilisation adéquate des temps des verbes : le présent est employé pour une action actuelle, le passé-composé et l'imparfait pour une action ancienne.
Les conduites langagières.

Pour maîtriser le langage, il ne suffit pas de connaître des mots et de savoir les organiser en phrases, il faut aussi adopter des conduites langagières : raconter une histoire n'est pas la même chose que de défendre un point de vue

Si on demande à des enfants de 3-5 ans de produire une histoire (un récit) à partir d'une série d'images sans texte on observe que le discours est géré directement à partir de ce que les images montrent : il y a une énumération mais pas d'organisation globale du discours. Le discours produit manque de cohérence.

Pour argumenter, il faut être capable de prendre en compte l'autre et son point de vue différent du mien. Il est difficile pour l'enfant d'imaginer que quelqu'un peut penser différemment (égocentrisme et décentration, Piaget). Vers 3-4 ans : l'enfant essaie d'expliquer les choses. Mais l'argumentation se mettra en place vers 13 ans.


Les compétences langagières entre 3 et 6 ans

De 3 à 4 ans

L’enfant comprend mieux les consignes plus longues et les notions plus abstraites, comme «à côté» et «plus tard». Il a tout de même de la difficulté à comprendre les notions de temps.

Son vocabulaire s’enrichit encore et il arrive maintenant à faire des phrases complètes (ex. : « Papa est parti dehors »).La longueur de ses phrases augmente d’ailleurs rapidement. Parfois, il lui arrive encore d’oublier de « petits mots » comme « je » et « mon ».

Lorsqu’il souhaite partager une expérience, le tout-petit peut parler de ce qu’il a fait dans sa journée, avec qui, etc. Il est moins dans l’ ici et maintenant, et il apprend à parler du passé et du futur.

Le tout-petit se fait comprendre la plupart du temps, même par les personnes qui ne le connaissent pas bien. Sa prononciation est de plus en plus claire.

De 5 à 6 ans

L’enfant comprend de mieux en mieux les explications et les consignes qui incluent des termes plus complexes(ex. : « Dessine un cercle » et « Va en arrière »). Il comprend aussi plus facilement les histoires et peut réfléchir aux éléments qui la composent (ex. : le problème et les émotions vécues par les personnages).

À cet âge, l’enfant a un vocabulaire diversifié et fait des phrases plus longues qui expriment des idées plus complexes (ex. : « Je suis rentré parce qu’il pleut »). Ses phrases se rapprochent aussi plus de celles des adultes. Il peut fournir plus de détails sur les choses en les décrivant.

De 4 à 5 ans

À cet âge, l’enfant parle presque aussi clairement qu’un adulte, et environ 90 % de ce qu’il dit est correct sur le plan grammatical. Il est capable de bien prononcer la plupart des sons et il peut formuler des phrases pour décrire les objets et les événements. Il connaît les couleurs, les formes, les tailles et le sens des mots « gauche » et « droite » ainsi que « le plus proche » et « le plus long ».

Il parvient également à expliquer comment résoudre un problème simple. Il comprend mieux les explications verbales d’événements passés ou futurs, de même que les consignes doubles (ex. : « Range ton manteau et va ensuite porter ton sac dans ta chambre »). Il est aussi capable d’attendre son tour dans une conversation.


Quiz sur le langage entre 3 et 6 ans

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Le jeu

Jouer est une activité naturelle pour un enfant, il joue spontanément. Dès son plus jeune âge, c’est en jouant que l’enfant commence à faire des apprentissages dans le plaisir. Le jeu a des effets positifs sur tout son développement.

L'importance du jeu dans le développement de l'enfant

Son développement moteur et sensoriel

Le jeu stimule les sens. Quand il manipule et regarde les objets, et même quand il les met dans sa bouche, l’enfant découvre les couleurs, les textures, les formes, les sons, les goûts. Il constate, par exemple, que les objets peuvent être lisses, rugueux, mous, carrés, ronds, grands ou petits. Lorsqu’il dessine ou découpe, il développe sa motricité fine. Et quand il joue à attraper un ballon ou à faire un casse-tête, il améliore sa coordination œil-main. Ses jeux lui donnent aussi l’occasion de courir, sauter, faire des culbutes et lancer un ballon. Cela renforce ses muscles, ses habiletés physiques et son équilibre.

Son développement cognitif (intellectuel)

Le jeu développe aussi la pensée, la mémoire, la créativité, le raisonnement, la capacité à résoudre des problèmes. Quand il joue avec des figurines de différentes grandeurs, il apprend peu à peu des concepts comme « plus petit que » ou « plus grand que ». Quand il joue aux marionnettes avec un ami, il développe son imagination. Quand il joue, l’enfant apprend à dire de nouveaux mots, à exprimer ses idées et à se faire comprendre.

Son développement social

Jouer permet aussi à l’enfant d’apprendre à vivre avec les autres. En jouant avec d’autres, l’enfant développe toutes sortes d’habiletés sociales essentielles pour vivre en société.

Entre 3 et 5 ans, un tout-petit est capable de jouer avec d’autres enfants pendant quelques minutes. Lorsqu’il veut un jouet, il le demande au lieu de l’arracher des mains de celui qui s’en sert. Les sont toutefois encore fréquentes. Un enfant de cet âge préfère d’ailleurs jouer avec un seul ami plutôt qu’avec plusieurs. Ses interactions avec les autres enfants deviennent plus intéressantes que l’activité en elle-même, mais la coopération dans le jeu est encore peu présente.

Vers 4 ou 5 ans,l’enfant prend conscience, petit à petit, que les autres ont aussi des droits. C’est d’ailleurs à cet âge qu’il apprend à et à . Il trouve aussi plus amusant de jouer avec plusieurs enfants que seul.

Même s’il n’aime pas , l’enfant peut participer à des jeux de groupe qui ont des règles simples et apprécier ces jeux. Il comprend d’ailleurs davantage le principe de l’entraide. Il est aussi plus porté à faire des compromis, tout en étant capable de faire sa place dans un groupe. Lors de conflits, les gestes agressifs ont tendance à être remplacés par des paroles, ce qui témoigne d’une certaine maturité.

Les types de jeux

Les jeux moteurs

Entre 3 et 5 ans,un enfant explore avec intérêt les possibilités de son corps. Il saute, grimpe et s’amuse à courir à différentes vitesses ou de différentes façons. Il aime jouer en extérieur, faire des jeux de poursuite, , se promener avec sa , son tricycle ou son , selon ce qu’il maîtrise. Il se lance aussi des défis physiques et il est fier de les atteindre, par exemple : « Je vais sauter par-dessus la flaque d’eau. »

Les jeux extérieurs


Les jeux à l’extérieur favorisent la découverte et la connexion avec la nature.

Les jeux de manipulation

Entre 3 et 5 ans,l’utilisation correcte des (crayon et ciseaux) intéresse davantage l’enfant, car il aime planifier, réaliser et apprécier un produit fini. Il a une meilleure attention (environ 10 à 15 minutes) et il est plus patient. Ainsi, il prend plaisir à faire des puzzles ou des casses têtes avec de plus en plus de pièces (6 à 15 pièces). Il adore aussi construire des structures (ex. : maison, voiture, avion) qu’il souhaitera souvent ensuite inclure dans ses jeux imaginaires. À cet âge, l’enfant ne vise plus seulement le plaisir immédiat et il peut faire des efforts dans le but d’avoir du plaisir un peu plus tard.

Les jeux imaginaires

Entre 3 et 5 ans, un enfant peut jouer avec un même jouet ou sur un même thème de 10 à 15 minutes. Il peut aussi s’occuper seul en jouant de 30 à 60 minutes.

Les jeux imaginaires où l’enfant s’amuse contribuent au développement de ses . Lorsqu’il joue au docteur ou qu’il s’amuse à être un parent qui console un bébé, votre enfant développe son empathie, son écoute et sa compréhension du monde.

L’imagination peut faire « voir » aux enfants des choses qui n’existent pas, par exemple des monstres sous leur lit. Mais cette même imagination les aide aussi à affronter certaines peurs. Lorsque votre enfant s’imagine être un superhéros capable de combattre tous les méchants de la Terre, il développe sa

L’enfant peut aussi exprimer certaines émotions négatives, comme la colère ou la tristesse, en les faisant vivre à des personnages imaginaires .

Entre 3 et 4 ans, un tout-petit s’amuse à imiter la réalité qu’il connaît (ex. : imiter papa qui se rase). Il s’attarde aux détails, qu’il aime utiliser lorsqu’il joue à . Par ailleurs, ses imitations n’ont plus nécessairement lieu en même temps que l’autre pose l’action. Par exemple, il peut maintenant, dans un jeu de rôle à la garderie, jouer un papa qui se rase.

À cet âge, l’enfant aime aussi particulièrement imiter les animaux et utiliser des objets-jouets qui représentent la réalité (ex. : tondeuse-jouet, instruments de médecin, biberon de poupée). S’il n’a pas l’objet-jouet dont il a besoin, il est capable de prendre un objet et de faire semblant que ce dernier en représente un autre.

Entre 4 et 5 ans, un enfant a de plus en plus d’imagination. Il invente de nouveaux scénarios à partir d’un thème qu’il a vu dans un livre ou à la télévision lorsqu’il joue avec ses figurines ou lorsqu’il s’amuse à faire des jeux de rôle. Jouer à être quelqu’un d’autre (ex. : médecin, caissier, mécanicienne) l’amuse d’ailleurs beaucoup, particulièrement si un adulte le regarde ou s’il joue avec d’autres enfants. Il adore aussi se déguiser et se faire maquiller.

Les jeux libres

Le jeu libre permet aux enfants de développer leur créativité, leur motricité fine et globale, leurs habiletés socio-affectives et langagières.

Pour aller plus loin :


4.4. Retour sur la vidéo d'introduction

Suite à la réalisation de la première partie du parcours, nous vous proposons de visionner à nouveau la vidéo d'introduction avec nos commentaires. Vous pourrez alors vérifier si vous aviez relevé les éléments les plus importants lors du premier questionnaire d'approche du sujet.


4.5. Résumé

Suite à la présentation des caractéristiques de la petite enfance, nous vous invitons à lire une synthèse (tirée du site "je suis animateur.fr" ) :

Les grandes étapes du développement

Observez ci-dessous, le document récapitulatif des grandes étapes du développement de l'enfant.

Les besoins des enfants de 3 à 6 ans

Comme nous l'avons présenté précédemment, les enfants de 3 à 6 ans, ont des besoins spécifiques. Vous les retrouverez en cliquant sur le lien ci-dessous:

5. Recommandations pédagogiques

Ci-dessous, quelques conseils à mettre en pratique!

5.1. L'attitude globale à préconiser

L'attitude globale à préconiser



5.2. Conseils et activités favorisant le développement des compétences langagières

Conseils et activités favorisant le développement des compétences langagières

  • Soyez le plus possible à l’écoute de ce que l’enfant veut vous dire, car il doit s’exercer à vous parler et prendre confiance en lui pour développer son langage.
  • Continuez à l’aider  à développer son vocabulaire en utilisant vous-même des mots variés. N’hésitez pas à lui expliquer les mots qu’il ne connaît pas.
  • Parlez-lui sans tenter de raccourcir vos phrases. Il gagne à entendre de longues phrases bien construites.
  • Suivez votre l’enfant  dans ses jeux imaginaires. Lorsqu’il invente des scénarios, il dit aussi des phrases différentes de celles du quotidien. Vous pouvez en profiter pour introduire des tournures de phrases ou des mots moins fréquents.
  • Parlez avec lui de ce qu’il fait et de ce que vous faites, de ce qui l’intéresse dans un jeu, de ce qui se passe dans une histoire... Suivez toujours les préférences de l’enfant pour maintenir le plaisir qu’il a à parler.
  • Si vous avez de la difficulté à bien comprendre ce qu’il vous dit , posez-lui des questions sur ce qu’il essaie de dire ou résumez une partie de ce qu’il a dit et encouragez-le à compléter. Cela lui montrera que ce qu’il dit a de l’importance pour vous. Encouragez les efforts qu’il fait pour communiquer en vous montrant patient et intéressé.
  • Jouez avec lui à classer des objets ou des cartes par catégorie(ex. : les animaux, les moyens de transport). Cette activité aide votre enfant à organiser les mots de son vocabulaire dans sa tête et à les retrouver plus facilement par la suite lorsqu’il parle.
  • Lisez avec lui   qui présentent des problèmes à résoudre, et réfléchissez avec lui aux émotions des personnages et aux solutions possibles. Vous l’encouragez ainsi à développer sa compréhension du langage et ses habiletés à faire des phrases.
  • Amusez-vous avec les sons. Utilisez un jeu avec des cartes illustrées (ex. : un jeu de loto) et trouvez les mots qui riment (ex. : « bateau » et « marteau »). Cela l’amène à s’attarder aux sons dans les mots, ce qui facilitera son apprentissage de la lecture lorsqu’il sera à l’école.


5.3. Comprendre les consignes

Comprendre les consignes

Pour qu’un enfant respecte les consignes, il doit d’abord les comprendre. Il est donc important qu’elles soient adaptées à son niveau de compréhension. Plus un enfant est jeune, plus les consignes doivent être simples, courtes et concrètes pour qu’il les comprenne. En grandissant, il réussit à comprendre des directives plus complexes et plus longues.

Les consignes qu’un enfant comprend de 3 à 5 ans

Avant de penser que l’enfant ne vous écoute pas, assurez-vous qu’il vous regarde et que vous vous êtes placé à sa hauteur pour lui dire la consigne. Vérifiez ensuite qu’il l’a bien comprise.

  • les consignes qui demandent de faire trois actions de suite, comme : « Va chercher un mouchoir, mouche-toi, puis reviens ici » ou « Range tes jouets, choisis un livre, puis assieds-toi »;
  • les consignes qui comprennent des notions plus abstraites, par exemple des termes liés à l’espace ou au temps, comme : « Mets tes souliers en dessous du banc bleu », « Mets ton manteau à côté de la grande chaise » ou « Brosse tes dents, après nous lirons une histoire ».

Attention aux consignes trop compliquées

Les consignes qui font référence au temps peuvent toutefois être encore difficiles à saisir vers l’âge de 3 ans, comme : « Avant de faire ceci, fais cela. » À cet âge, les demandes contenant une condition peuvent aussi être difficiles à comprendre, comme : « Si tu as terminé ton repas, tu peux aller jouer. » Si l’enfant ne respecte pas de telles consignes, ce n’est peut-être pas parce qu’il veut désobéir, mais plutôt parce qu’il ne comprend pas bien ce que vous lui demandez.

Comprendre les consignes en s’amusant

Les jeux de société, comme les jeux de mémoire, sont une bonne façon de favoriser la compréhension des consignes. Vous pouvez aussi profiter de vos activités quotidiennes pour aider l’enfant à comprendre les consignes.

Deux vidéos pour aller plus loin :

6. Médiathèque

Afin d'aller plus loin sur la tranche d'âge de la petite-enfance, nous vous mettons à disposition une série de ressources :

  • exemples d'activités sportives, manuelles, culturelles,
  • vidéos complémentaires, etc.

6.1. Exemples d'activités sportives et culturelles

Cliquez sur l'image pour télécharger le PDF

Hiit pour enfants
Jacques a dit sportif
Sport et couleurs
Tableau alphabet sportif

Le but d'un FlashMob est simple. C'est un rassemblement de plusieurs personnes dans un lieu public, qui réalisent une danse ou une chanson collectivement, qu'ils auront appris à l'avance.


L’EPS, Education physique et sportive est un domaine disciplinaire obligatoire à l’école puisque, comme écrit dans les programmes elle a pour finalité de former un citoyen lucide, autonome, physiquement et socialement éduqué, dans le souci du vivre ensemble.


Des situations ludiques motricité avec Suzanne et Simon


Par MaitresseCat63 dans EPS le 18 Mars 2020 à 19:14


Malgré le confinement nécessaire, nos élèves ont besoin de se dépenser, bouger, jouer. Voici quelques petites activités que je vais proposer aux parents de mes élèves.


Cours YOGA pour ENFANT.



Vos enfants réclament souvent un massage le soir avant de dormir et à chaque fois, vous ne savez pas quoi faire ou comment faire? Et bien, voila la solution! Le massage Pizza est un massage facile à faire, que les enfants adorent.


Bienvenue sur cette page de téléchargements. En quelques clics, vous allez pouvoir télécharger 15 exercices qui vont aider vos enfants à gérer toutes sortes de situations de la vie quotidienne et leur apprendre à se concentrer, à développer leur attention à soi, aux autres et au monde.

6.2. Exemples d'activités manuelles

Activités manuelles

Accueil / 5 à 8 ans / Fiches d'activités /


20 activités manuelles faciles à réaliser pour enfants en maternelle


Activité manuelle facile 3-5 ans – confinés mais bien occupés !


Activités manuelles 3/5 ans


Des ressources en images

Retrouver ici les actualités et dernières créations Bougribouillons

6.3. Santé et sport : recommandations de l'ONAPS


6.4. Vidéos complémentaires activités sportives

La motricité, un jeu d'enfant ! - La Maison des Maternelles - France 5 La baby-gym a le vent en poupe. Cette activité permet aux parents d’accompagner le développement moteur de leurs tout-petits en bénéficiant des conseils d’un éducateur.


Baby Hanf FFH

6.5. Vidéos complémentaires, la gestion des émotions

Pour aller plus loin, cliquez sur le lien suivant: Comment adoucir la séparation du matin ? Dis-moi... Quitter son parent le matin peut être un défi pour l’enfant. Remarquer la tristesse de l’enfant, la nommer et prendre le relais


Il est difficile parfois de comprendre un enfant. Vous trouverez un article qui vous permettra de mieux appréhender les émotions ainsi que deux vidéos pour mieux comprendre le petit enfant.

Le cerveau et les émotions des petits - La Maison des maternelles #LMDM


Grandir pas à pas - Episode 1 : Pleurer pour s'exprimer - La Maison des Maternelles #LMDM


Décrypter les émotions des enfants (PsychoEnfants n°37, 07.2011)

7. Quiz Final Petite enfance

Merci de compléter le questionnaire suivant (en cliquant le sur l'image) pour évaluer vos connaissances;