Troubles métaboliques : Obésité et diabète
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| Cours: | DEMO CdP |
| Livre: | Troubles métaboliques : Obésité et diabète |
| Imprimé par: | Visiteur anonyme |
| Date: | jeudi 5 février 2026, 09:07 |
1. Accueil
Bienvenue sur le module "Adulte"
- Le module dure environ 1h et 30 minutes
- Il s'adresse à tous les stagiaires des diplômes Jeunesse et Sports.
- Ce parcours est validé par une série de quiz qui vous permettront d'obtenir "le badge Troubles métaboliques".
2. De quoi parle-t-on?
Les troubles métaboliques sont les perturbations du fonctionnement de l’organisme. Ils sont liés à l'accumulation dans les cellules, de quantités anormalement élevées de substances normales ou pathologiques.
On parle de syndrome métabolique. Il est caractérisé par un excès de graisse abdominale et engendre un risque majeur de troubles cardiovasculaires.
« Ce syndrome n'est pas une maladie en soi, mais un ensemble de signes qui, lorsqu'ils sont associés, sont le témoin d'un excès de graisses toxiques pour l'organisme » explique le docteur Boris Hansel, endocrinologue et nutritionniste à l'hôpital Bichat-Claude-Bernard (Paris).
5 critères pour reconnaitre un syndrome métabolique
Les graisses toxiques à l'origine du syndrome métabolique sont des graisses viscérales, appelées communément graisses abdominales. Cinq critères permettent de savoir si une personne souffre ou non de syndrome métabolique :
- le tour de taille, s'il est supérieur à 94 cm pour les hommes et à 80 cm pour les femmes en Europe
- le taux de sucre dans le sang (ou glycémie) à jeun, s'il est supérieur à 1 gramme par litre (g/l)
- le taux de graisses dans le sang, notamment celui des triglycérides, s'il dépasse 1,5 g/l
- le taux de "bon" cholestérol(ou HDL-cholestérol), s'il est inférieur à 0,4 g/l chez les hommes et à 0,5 g/l chez les femmes
- la tension artérielle si elle est supérieure à 130/85 mmHg.
Le médecin parlera de syndrome métabolique si une personne présente au moins trois de ces anomalies.
Les causes
Le syndrome métabolique touche autant les femmes que les hommes. En France, il concerne environ 15 % de la population adulte. Premier facteur : la génétique. "Mais impossible d'agir dessus ou de savoir à l'avance si on aura ou non un syndrome métabolique", précise le docteur Hansel. En parallèle, des facteurs environnementaux contrôlables, entrent en jeu dans la survenue de ce syndrome : la sédentarité, une alimentation trop riche en quantité, le tabac et le manque de sommeil, qui participent tous à une accumulation de graisse abdominale. Enfin, le risque de développer un syndrome métabolique augmente avec l'âge, car plus on vieillit, plus la graisse abdominale s'accumule.
Signes annonciateurs de maladies
Les critères du syndrome métabolique doivent être interprétés comme des signes d'alerte. Ainsi, les deux complications les plus fréquentes du syndrome métabolique sont le diabète de type 2 et les maladies cardiovasculaires (AVC, thrombose, infarctus...). Les personnes souffrant de ce syndrome ont également plus de risques de développer une maladie du foie métabolique (ou hépatopathie métabolique) qui correspond à une accumulation de graisse à l'intérieur du foie, pouvant évoluer en cirrhose.
Nous allons vous présenter principalement dans ce cours les maladies suivantes : obésité et diabètes.
Dans le cadre d'animations sportives, vous pouvez prendre en charge des publics avec des ALD (affections de longues durées). Nous vous invitons, en complément, à vous former sur le sport santé.
3. Obésité
Pour entrer rapidement sur ce sujet, visionnez la vidéo suivante:
Vous trouverez ci-dessous quelques chiffres de l'obésité.
L'obésité est un phénomène mondial, qui ne fait qu'accélérer, voir les images ci -dessous:
3.1. Définition
Selon l'OMS (Organisation Mondiale de la Santé), le surpoids et l’obésité sont définis comme "une accumulation anormale ou excessive de graisse qui présente un risque pour la santé".
Quels sont les critères:
On évalue la masse grasse d'une personne en calculant son IMC qui correspond à l'Indice de Masse Corporelle (poids/taille au carré).
La valeur de l'IMC permet de déterminer un état, reflet de la " corpulence " : normalité, surpoids ou obésité.
ll faut aussi mesurer le tour de taille pour identifier un excès de graisse au niveau du ventre: >90 cm chez la femme ou 100 cm chez l'homme.
On parle alors d'obésité abdominale. L'obésité abdominale est associée à un risque accru de diabète, hypertension, hypertriglycéridémie, et de maladie vasculaire.
On utilise aussi les termes suivants : OBESITE GYNOIDE OU ANDROIDE.
Il s'agit de l'augmentation de la masse adipeuse avec répartition gynoïde ou androïde :
- Gynoïde : quand l'excès de graisse se situe principalement au niveau des cuisses comme c'est habituellement le cas chez la femme ("culotte de cheval").
- Androïde : quand les dépôts de graisses sont principalement au niveau du ventre ( équivalent de l'obésité abdominale).
Consultez la vidéo ci-après qui synthétise la définition de l'obésité:
Obésité infantile
- 14% des enfants obèses à 2 ans le sont à l’âge adulte
- 33% des enfants obèses à 6-9 ans le sont à l’âge adulte
- 5% des enfants obèses à 10-14 ans le sont à l’âge adulte
Quelle est la définition de l'obésité chez l'enfant ?
Chez l'enfant, pour interpréter l'indice de masse corporelle, il faut se référer aux courbes du carnet de santé
Pour mieux comprendre, regarder cette vidéo:
Obésité infantile: 3 questions pour mieux la comprendre et bien la traiter
3.2. Une maladie?
L'obésité est une maladie car elle altère la Santé.
En 2014, la cour de justice de l'union européenne a jugé que l'obésité pouvait être considérée comme un handicap au travail.
Les altérations de la santé dues à l'obésité sont d'ordre :
- Physiques (diabète, hypertension, apnée du sommeil ...)
- Psychologiques (dépression, mésestime de soi...)
- Sociales (discrimination, isolement ...)
D'autres facteurs peuvent également influencer la prise de poids.
L'avis d'un médecin, pour compléter le chapitre : (voir la vidéo suivante)
Pourquoi l'obésité est-elle une maladie ? | Parlons santé ! | HCL L'obésité est une maladie chronique qui se soigne ! Le Pr Martine Laville, spécialiste en nutrition, nous explique les causes de l'obésité
Conséquences physiopathologiques
Les risques liés à l'obésité sont nombreux. On trouve principalement un risque accru de développer une maladie cardio-vasculaire comme : l'hypertension artérielle, une maladie coronaire, un infarctus du myocarde, un AVC (accident cardio-vasculaire). Mais les personnes atteintes d'obésités sont aussi plus fréquemment touchées par le diabète de type 2, l'arthrose des membres inférieurs, l'apnée du sommeil, les cancers du côlon et du sein ou encore les calculs de la vésicule biliaire.
Conséquences psychologiques
En plus de ces complications physiques, l'obésité peut être une source de problèmes psychologiques, car elle n'est pas facile à assumer dans la vie de tous les jours ou au travail. C'est d'ailleurs une cause de discrimination à l'embauche et de brimades sur le lieu de travail qui n'est pas encore bien reconnue. L'obésité constitue un véritable handicap dans la vie professionnelle. Selon une enquête IFOP menée fin 2013, ce serait même la deuxième cause de discrimination d'après les employés, juste après celle de l'origine ethnique. L'obésité s'avère être un réel frein à l'embauche et à l'évolution professionnelle, pourtant, cette discrimination est punie par la loi, au même titre que les discriminations liées à l'origine ou au sexe.
L’obésité est un véritable fardeau psychologique pour beaucoup de personnes. Celles-ci se sentent littéralement exclues de la société, parce qu’elles ne respectent pas les critères de beauté actuels imposés par les médias et l’industrie de la mode. Face à leur situation et à la difficulté de perdre du poids, beaucoup de personnes obèses ressentent de l’anxiété et une grande détresse. Et parmi elles, certaines tombent en dépression.
Nous vous invitons à visionner cette vidéo courte "Être obèse en 2017, pas une promenade de santé" La maladie de l’obésité rend vulnérable à de nombreuses discriminations aujourd’hui.
Pour aller plus loin:
Grossophobie | Dans la tête d'un gros
3.3. Obésité et sport
Pourquoi faire du sport quand on est obèse ?
* pour prévenir le risque cardiovasculaire
Le risque de développer une maladie cardiovasculaire est particulièrement élevé lorsqu’on est obèse. Le mauvais cholestérol et le manque d’exercice affaiblissent le système cardiovasculaire, qui perd alors en efficacité. À terme, les personnes obèses courent un risque important d’infarctus ou de crise cardiaque. Le sport est un excellent moyen d’entretenir son système cardiovasculaire et cardiorespiratoire. Quels que soient notre situation et notre poids, nous devons tous veiller à avoir une activité physique régulière pour entretenir la santé de notre cœur et de notre système sanguin. Le sport permet donc de lutter contre les affections cardiaques et d’éliminer les excès de cholestérol dans l’organisme. Bien sûr, pour cela, il est important de l’associer à une alimentation saine et équilibrée.
* pour augmenter son espérance de vie
Il a été prouvé que la qualité des vies des personnes obèses se dégradait considérablement avec l’âge
* pour perdre du poids et retrouver une bonne hygiène de vie
Cela semble évident, et pourtant il est essentiel de le rappeler. Faire du sport est indispensable pour éliminer les graisses et perdre du poids. Lorsqu’on est obèse, il est important de se remettre progressivement à la pratique d’une activité physique pour retrouver la forme et perdre du poids petit à petit. Sans sport, il est vraiment difficile de retrouver un poids de forme. Bien sûr, l’alimentation joue ici un rôle majeur. Inutile d’espérer perdre de la graisse si l’alimentation est déséquilibrée. Mais sans sport, l’alimentation ne permettra pas, à elle seule, de retrouver la forme. Nutrition et sport sont indissociables pour perdre du poids, et en particulier en cas d’obésité!
* pour retrouver le moral et un lien social
L’obésité est un véritable fardeau psychologique pour beaucoup de personnes. Le sport libère des endorphines, qui permettent de se sentir mieux. C’est un très bon moyen de faire le vide dans son esprit et de lutter contre le stress, l’angoisse et la dépression. Faire du sport lorsqu’on est obèse est donc excellent pour le moral. Cela donne le sentiment de lutter contre cette situation et de ne pas se laisser abattre. Le sport transmet alors un sentiment de bien-être général, qui peut s’avérer très précieux.
Mais ce n’est pas tout. Pour faire du sport, il est possible d’associer ses efforts à ceux d’autres personnes dans une situation similaire, ou non. Ainsi, les personnes qui cherchent à perdre du poids et à retrouver la forme peuvent se soutenir mutuellement. Le sport est un véritable facteur de lien social, ce qui peut être déterminant lorsqu’on doit perdre du poids et retrouver un poids de forme.
Recommandations pédagogiques
Nous l’avons vu, le sport ne procure que des avantages face à l’obésité et ses conséquences. Mais attention, la pratique sportive doit être adaptée : la santé est en jeu.
Les activités proposées devront garantir :
- La sécurité de la personne
- L’efficacité de l’entraînement
- L’adhésion au programme
Choisir des sports adaptés à l’obésité:
L’obésité affecte notre corps et l’ensemble de ses fonctions : des articulations au système sanguin en passant par le cœur… Il est indispensable de tenir compte des effets de l’obésité sur le corps lorsqu’on choisit un sport. Limitez les sports avec impacts, comme la course à pied. Il existe certains sports plus conseillés que d’autres lorsqu’on décide de reprendre une activité physique normale en situation d’obésité. Le premier est la marche. La marche est une activité accessible à tous et surtout très douce. Elle n’agresse pas le corps, ses muscles ou ses articulations.
Les activités aquatiques présentent l’avantage de s’accommoder de limitations fonctionnelles telles que les douleurs articulaires. La marche nordique, quant à elle, présente peu de contraintes logistiques. Ces activités permettent de plus un travail en groupe et sont suffisamment ludiques pour promouvoir l’adhérence au programme prescrit, du moins à court et moyen termes.
Il est recommandé de privilégier des activités:
* d'endurance avec les recommandations suivantes:
- durée: entre 20 min à 1h30, fractionner les séances pour limiter la sensation de difficulté.
- fréquence: minimum 2 fois par semaine mais avec des objectifs accessibles (public vite en échec et donc sujet à l'abandon)
- privilégier les activités à faible risque traumatique : vélo, natation, marche, cardio-training, jeux de raquette
- privilégier des situations pédagogiques sous forme de jeu par exemple le football en marchant
* de renforcement musculaire :
- privilégier une mobilisation de tout le corps
- utiliser du matériel adapté pour faciliter les gestes (élastiques par exemple)
Mais sont-elles efficaces, ou, en d’autres termes, sollicitent-elles suffisamment les dépenses d’énergie ? Dans ses recommandations pour la prescription de l’exercice, le collège américain de médecine du sport définit des plages d’intensité pour la prescription.
Domaines d’intensité pour la prescription de l’activité physique
MET : Metabolic equivalents
En fonction de l’intensité définie pour le patient, de nombreuses activités physiques peuvent être proposées. L’intensité peut facilement être adaptée par le patient en modulant la fréquence, l’amplitude et la vigueur des mouvements par exemple. Donc, en pratique, ces activités (et la liste n’est de loin pas exhaustive) peuvent être incluses autant dans un programme visant à la réadaptation qu’à un autre programme plus intensif. Une exigence subsiste : adapter l’intensité.
En conséquence, il conviendra d’agender une évaluation pour noter ces changements, et, en conséquence, les contenus de l’activité physique s’adapteront pour répondre à de nouveaux objectifs.
Compatibilité de quelques activités physiques classiques avec les différentes prescriptions adressées au patient obèse*
Outils de travail :
Le monitoring de la fréquence cardiaque est souvent cité en exemple. Il reste parfois difficile à mettre en œuvre, exige un investissement, et ne fonctionne pas dans l’eau. Par contre, la perception que l’individu a de son effort est simple d’emploi, facilement compréhensible, gratuite et robuste. On pourrait proposer de séparer l’échelle en différentes zones de couleur, représentant les différents domaines d’intensité, pour faciliter sa compréhension.
En tant qu'éducateur, il est facile d'utiliser l'échelle de Borg au quotidien.
Exemple d’échelle de perception de l’effort 6-20 adaptée à la prescription d’activités physiques
L’échelle est séparée en zones de couleurs, pour faciliter la prescription au patient. Les zones verte, jaune, orange et rouge correspondent aux domaines d’intensité de l’effort «léger», «modéré», «vigoureux», «proche du max et max», respectivement.
Témoignages éducateurs
Regardez ces vidéos pour comprendre comment des structures peuvent proposer des séances spécifiques à ce public.
Cette vidéo a été réalisée pendant un séjour “Obésité et Activité Physique”, à la demande de la Direction Régionale et Départementale de la Jeunesse, des Sports et de la Cohésion Sociale de Normandie, dans le cadre du Plan Régional Sport-Santé Bien-Etre.
Activités physiques et surpoids Centre Sportif de Normandie
4. Diabète
Le diabète est une maladie très répandue qui touche une personne sur onze dans le monde.
En cause : le dérèglement d'une hormone, l'insuline. Sa mission est très importante car elle contrôle le transport du sucre aux cellules. Les muscles font ainsi le plein d'énergie. Pour un diabétique, l'insuline ne fonctionne plus ou mal, et tout s'enraye. Le sucre est alors moins bien réparti et son taux dans le sang, la glycémie, s'élève de façon anormale.
Le diabète se caractérise par une hyperglycémie chronique, c’est-à-dire : un excès de sucre dans le sang et donc un taux de glucose (glycémie) trop élevé.
Comment savoir si on a du diabète?
Un dosage de la glycémie est pratiqué en laboratoire d'analyses médicales.
Un diabète est avéré lorsque la glycémie à jeun :
- est égale ou supérieure à 1.26 g/l à deux reprises
- ou égale ou supérieure à 2 g/l à n’importe quel moment de la journée.
Pour résumer, visionner cette courte vidéo sur le diabète: C’est quoi, le diabète 1jour1actu com
4.1. Deux diabètes?
diabète de type 1
Vous pouvez lire la vidéo suivante sur le témoignage d'un adolescent diabétique :
diabète de type 2
4.2. Causes et conséquences
Pour résumer, nous vous invitons fortement à regarder cette vidéo qui synthétise tous les éléments vus précédents:
4.3. Diabète et sport
Les personnes souffrant de maladies métaboliques doivent avoir une activité physique adaptée à leur pathologie. Elle doit s’inscrire dans la durée au même titre que pour les autres pathologies afin d’en tirer des bénéfices et permettre dans certains cas une diminution du traitement médicamenteux.
Recommandations pédagogiques
Sport et diabète de type 1:
Le diabète n’empêche pas de faire du sport, il existe de nombreux champions, dans différents domaines, qui ont un diabète et ont fait de belles carrières. Le diabète ne justifie pas une dispense d'EPS à l'école.
L’activité physique a une influence sur le diabète. En effet, l’exercice est bénéfique pour la santé, qu’on ait un diabète ou pas ; c’est un plaisir, un excellent moyen d’être bien dans son corps et dans sa tête ; cela peut contribuer à améliorer l’équilibre glycémique. De plus, l’activité physique est un des facteurs qui fait varier la glycémie. Le traitement (doses d’insuline et/ou alimentation) a besoin d’être adapté à l’activité physique. Le sport aide à maintenir la forme physique, augmente la masse musculaire et aide à lutter contre les kilos en trop et il diminue le rythme cardiaque, la pression artérielle et le risque de maladies cardio-vasculaires.
L’enfant qui a un diabète continue de faire du sport, comme avant, aussi bien à l’école qu’en dehors de l’école. L’activité physique est conseillée, car elle favorise le bien-être et peut améliorer le contrôle du diabète. L’enfant peut pratiquement faire tous les sports et même pratiquer le sport à haut niveau. Le sport rend nécessaire l’adaptation des doses d’insuline et de l’alimentation. En général, il faut diminuer la dose d’insuline correspondant à la période d’activité et suivant l’activité. Il faut manger plus si l’exercice n’est pas prévu ou si son intensité le justifie.
En tan qu'éducateur, il faut toujours avoir avec soi soi du sucre et une collation supplémentaire.
Sport et glycémie :
Le plus souvent, l’exercice physique fait baisser la glycémie pendant le sport et surtout dans les heures qui suivent le sport. Des précautions simples permettent d’éviter l’hypoglycémie :
- Diminuer les doses d’insuline
- Adapter l’alimentation
- Contrôler la glycémie, avant le sport pour savoir d’où on part et après pour savoir si la dose a été corrigée de façon correcte, pourquoi pas à la mi-temps.
Il est important de noter dans le carnet le sport pratiqué, la dose d’insuline, les collations prises, les glycémies. Il faut être d’autant plus attentif au début du diabète, quand on commence une nouvelle activité physique dont on ne connaît pas les effets.
Attention ! Ne jamais faire de sport à jeun. Lors que l'éducateur encadre des diabétiques toujours questionner au préalable son public (taux de glycémie, état général du pratiquant, qualité et quantité du repas et horaire de prise du repas).
Sport et hyperglycémie :
Dans certains cas, l’exercice physique peut faire monter la glycémie. Pourquoi ?
Le stress (excitation, concentration, engagement) occasionné par certains sports (ex : sports d’équipe…) ou certaines pratiques (ex : compétition …) provoque une poussée d’adrénaline qui fait monter la glycémie.
Si, avant l’exercice, la glycémie n’est pas élevée, l’hyperglycémie sera transitoire. Attention, la glycémie risque quand même de baisser dans les heures qui suivent, elle doit donc être surveillée.
Si, avant l’exercice, il y a une hyperglycémie (> 2,5 g/l) avec une cétose (=pour faire simple, c’est un état ou le corps à remplacé son carburant principale, le glucose, par les lipides, à l’aide des corps cétoniques générés par le foie.), l’exercice peut aggraver à la fois l’hyperglycémie et la cétose.
ATTENTION! Ne pas commencer un exercice physique si on retrouve une hyperglycémie avec cétose.
En pratique :
Avant l’exercice, la glycémie ne doit pas être :
- Trop basse : si elle inférieure à 1,20 g/l, ne pas faire l’exercice sans avoir mangé ;
- Trop élevée : si elle supérieure à 2,50 g/l, rechercher la cétose. En cas de cétose, s’abstenir de faire l’exercice.
L’activité est prévue :
- Diminuer l’insuline correspondant à la période où l’exercice est prévu.
- A certaines heures, prendre une collation (10 à 20 g de glucides selon l’âge).
L’activité n’était pas prévue :
- Comme la dose d’insuline n’a pas été diminuée,
- Prendre une collation avant de faire l’exercice : 10 à 20g selon l’âge.
- Prévoir son matériel : lecteur de glycémie, bandelettes urinaires, sucre, collations, boisson.
- Prévenir une personne sur place que l’on a un diabète.
- A l’arrêt de l’exercice et quelques heures plus tard, contrôler la glycémie.
Entrainement/ Compétition et diabète
L’exercice physique régulier (par exemple, natation 1-2 heures, 2-3 fois par semaine) facilite l’action de l’insuline. On a donc besoin de moins d’insuline si l’on est entraîné. Cet effet disparaît rapidement à l’arrêt de l’entraînement (en quelques jours). Avec l’entraînement, on apprend à connaître ses propres réactions (variations de la glycémie pendant et après le sport) et ainsi à bien adapter les doses d’insuline. On ne commence un entraînement qu’avec une glycémie ≥1,2g/l et en l’absence d’hyperglycémie avec cétose
Contrôler la glycémie et la cétose 1h30 avant la compétition. Si la glycémie est ≤ 1,5g/l : prendre une collation de 10 à 20g de glucides.
Épreuve d’endurance : cyclisme, course de fond, randonnée, VTT, match de foot ou de hand, tennis, natation sur de grandes longueurs…Toutes les 30 min assurer un apport de 10 à 20g de glucides sous forme de jus dilué, fruits secs, biscuits…Epreuve intense et de courte durée : athlétisme, natation sur de courtes longueurs, gymnastique, hockey, aviron, arts martiaux, danse…En cas d’attente entre 2 épreuves, manger aux heures habituelles avec des aliments faciles à digérer et éventuellement consommés de façon fractionnée.
Exemple : sandwich pain de mie + jambon, pain au lait + fromage, compote, banane…Boire régulièrement de l’eau plate ou légèrement sucrée (150 ml toutes les 10 minutes).On peut utiliser des boissons spécialisées pour les sportifs, généralement sucrées à 6-8%, ou du jus de fruit dilué, ce qui permet en même temps de bien s’hydrater (important pour éviter les crampes musculaires pendant et surtout après l’effort).Dans l’heure qui suit, bien s’hydrater : boire 0,5 à 1litre de boisson légèrement sucrée, selon l’âge de l’enfant et la température extérieure.
Pour conclure:
“La personne diabétique a besoin d'anticiper son effort du fait des risques encourus. Hormis les contraintes purement sportives d'échauffement, de matériel adapté, d'hydratation suffisante, de progression régulée... la personne diabétique doit prendre en compte cet élément qu'est la glycémie. Il est bon de connaître les facteurs qui pourraient la modifier, par exemple l'intensité de l'effort, sa durée, le moment de la journée pendant lequel le sport est pratiqué, le repas précédemment pris, le traitement suivi, la température ambiante et plein d'autres paramètres pouvant être propres à la personne diabétique".
Témoignages sport et diabète
Diabète de type 1 et sport : possible et conseillé mais avec quelques recommandations La pratique d'un sport ou d'une activité physique pour les personnes atteintes d'un diabète de type 1 est non seulement possible, mais vivement conseillée.
Cyclisme Quentin Valognes a fait de sa maladie une force
5. Médiathèque
Pour aller plus loin sur les troubles métaboliques, nous vous mettons à disposition une série de ressources :
- Le sport et les fonctions métaboliques :
- Renforcement musculaire adapté à l'obésité :
- Diabète et pratique sportive :
- Site internet : Aide aux jeunes diabétiques: