5. Recommandations pédagogiques

5.2. Choix de l'activité extrascolaire et perte de motivation

Entre les activités sportives et culturelles, il n’est pas toujours facile pour l’enfant de faire un choix. A cet âge, les goûts de l’enfant s’affirment, il doit être capable de décider de certaines choses le concernant. Il faut lui faire confiance: la liberté de choix est constructive. Pratiquer une activité qui lui correspond lui permet de se réaliser et de prendre conscience que la vie n’est pas que contrainte.

Rentrée scolaire : quel sport choisir pour son enfant?

Le parent va souvent choisir pour l’enfant en se projetant sur ce qu’il pense lui convenir le mieux, parfois l’orienter. L’enfant est alors contraint de pratiquer une activité qu’il n’a pas choisie. De plus, dans un souci de donner à son enfant tous les atouts pour sa réussite, les parents ont parfois tendance à surcharger l’emploi du temps de leur enfant au risque de l’épuiser et de le voir se détourner de l’ensemble de ses activités. Il vaut mieux une activité pratiquée avec plaisir que plusieurs sans aucun élan. Il faut privilégier l’activité qui le motive le plus (même si ce n’est pas celle où il excelle). Le rythme scolaire étant très soutenu, il faut lui donner la possibilité de se poser, lui laisser de l’espace pour le jeu libre, la créativité. Il doit apprendre à s’occuper seul et à devenir ami avec le temps et l’oisiveté.

La personnalité de l’éducateur a une place importante dans la motivation. La relation entre l’adulte et l’enfant est primordiale, l’éducateur doit créer les conditions favorables pour maintenir la motivation et permettre aux enfants de progresser. Les enfants ont des attentes bien précises sur le rôle de leur entraîneur et savent les verbaliser :

L’éducateur peut toutefois proposer des séances en prenant en compte les caractéristiques de son public, de ses attentes, de ses besoins et être confronté à un manque de motivation.

  • L’enfant peut simplement manquer d’entrain en fin d’année civile après seulement quelques semaines d’activité à cause du mauvais temps (l’entraînement dehors en plein froid ne lui dit rien de bon), des jours moins longs et moins lumineux, des journées scolaires fatigantes ;
  • Son activité est peut-être programmée à un moment où il avait l’habitude de faire autre chose ;
  • Les enfants actuels sont habitués à une satisfaction rapide et souvent sans effort. La frénésie éprouvée en début d’année, pour cette nouvelle discipline, peut s’être étiolée. Il commence à s’apercevoir qu’il n’est pas aussi doué que cela et qu’il va falloir redoubler d’efforts s’il veut progresser. Et là, ça devient tout à coup beaucoup moins marrant ;
  • L’activité ne lui convient réellement pas, l’enfant ne se sent pas à sa place ;
  • L’absence d’un copain qui a déjà abandonné a eu raison de sa motivation.

Il est important d’être attentifs au signe de démotivation (l’enfant traîne les pieds, il oublie ses affaires, l’absentéisme s’installe, il manque d’entrain…) et d’être en capacité de discuter avec l’enfant pour comprendre ce qui se joue et apporter une réponse en conséquence. Posez-lui des questions autour de sa motivation : « Je sens que tu as moins d’enthousiasme pour l’activité, est-ce que je me trompe ? » ou encore "Dans l’activité qu’est-ce qui t’amuse et qu’est-ce qui t’amuse moins ?" C’est un bon moyen pour voir ce qui peut être aménagé afin de remotiver l’enfant et éviter qu’il n’abandonne. Il ne faut pas hésiter à aller discuter avec les parents si cette démotivation s’installe durablement.

Si l’enfant a la possibilité de choisir son activité, il se limitera souvent à ce qu’il connaît, qu’il aime ou sait faire, il est important d’élargir le champ de perception de l’enfant. Il appartient à l’éducateur, à l’animateur de l’accompagner dans la découverte de nouvelles activités et de nouveaux talents. Il faut proposer des activités qui obligeront l’enfant à sortir parfois de sa zone de confort.