3. Catégories de handicap et recommandations pédagogiques

3.2. Le handicap psychique

Caractéristiques :

Elles présentent des troubles de l’esprit qui peuvent se traduire par un comportement perturbé de façon momentanée ou durable. Ces troubles sont susceptibles d’être guéris ou réduits avec une thérapie adaptée. Les maladies mentales (schizophrénie, dépression, etc...) affectent une personne sur trois selon l’Organisation Mondiale de la Santé. Une personne présentant une maladie mentale peut pratiquer les APS (Activités Physiques et Sportives) comme tout le monde avec un encadrement attentif et structuré.

Il est important de préciser que ce type de troubles n’affecte pas directement les capacités intellectuelles (développement intellectuel normal voire supérieur) mais plutôt leur expression, leur mise en œuvre.

La personne ayant des troubles psychiques peut présenter :

  • Des difficultés à maintenir son attention
  • Des fragilités et vulnérabilité
  • Des fluctuations majeures de l’humeur selon les jours, les moments de la journée, les saisons…
  • Des angoisses, de pensées obsessionnelles, sauts d’humeur, agressivité, dépendance…
  • Un repli, comportements de retrait social
  • Les médications peuvent ralentir les traitements de l’information (lenteur d’exécution)
  • Un schéma corporel souvent morcelé, difficulté de faire de son corps un tout

Les aménagements :

Ces personnes peuvent pratiquer tous les sports (en loisir ou en compétition). La pratique sportive pour les personnes en situation de handicap mental ne nécessite pas ou très peu de matériel spécifique. Les aménagements consistent plutôt en un accompagnement adapté, une simplification des consignes et des aides à la compréhension et au repérage. Avec un peu d’imagination et d’astuce, ils sont peu coûteux et faciles à mettre en place (pictogrammes, schémas très simples, signalétique adaptée, codes couleurs…).

Recommandations pédagogiques :

Lors des activités, il est donc essentiel d’adopter une prise en charge adaptée :

  • Prendre en compte les capacités de compréhension préservées
  • S’appuyer sur du concret, repères,
  • Travailler la connaissance/l’acceptation de son corps…
  • Vigilance face aux conséquences des traitements
  • Etre calme (Evitez les réactions de peur), Etre attentif aux gestes
  • Accepter la personne telle qu’elle est (être tolérant face à ses absences, retraits…)