3. Catégories de handicap et recommandations pédagogiques

3.3. Le handicap moteur

Caractéristiques :

Les troubles de la motricité peuvent signifier une atteinte partielle ou totale de la mobilité et parfois des troubles de la communication, des difficultés à contrôler ses gestes et à s’exprimer, mais sans altérer pour autant les capacités intellectuelles. Les personnes en situation de handicap moteur peuvent être en fauteuil roulant (manuel ou électrique), se déplacer avec un déambulateur, une canne, des béquilles ou être mal marchantes. Celles qui voyagent seules sont indépendantes dans la vie quotidienne si elles bénéficient d’un environnement adapté. En revanche, celles qui ont besoin d’aide dans les gestes de la vie quotidienne sont généralement accompagnées.

Le handicap physique peut revêtir plusieurs formes, dont voici les principales catégories :

  • Les blessures de la colonne vertébrale (blessures médullaires)
    • Une blessure médullaire se caractérise par son niveau lésionnel, son caractère complet ou incomplet. Plus la lésion est haute, plus l’atteinte fonctionnelle est importante. On distingue, deux grandes catégories de paralysies :
    • Les tétraplégies (atteinte des 4 membres pouvant toucher les ceintures scapulaire et abdominale) lorsque la lésion est au niveau des vertèbres cervicales.
    • Les paraplégies (atteinte des membres inférieurs pouvant toucher la ceinture abdominale), lorsque la lésion est au niveau lombaire ou dorsal.
    • Une paralysie médullaire s’accompagne souvent de troubles fonctionnels. Troubles fréquemment observés : scolioses, troubles sphinctériens, infections urinaires, troubles génitaux sexuels, troubles végétatifs, escarres et autres problèmes cutanés, troubles de la thermorégulation, complications orthopédiques…
  • Les paralysies cérébrales
  • Elles résultent d’une lésion cérébrale. D’origine prénatale ou traumatique, ces lésions se caractérisent de plusieurs manières : Latéralité : côté droit ou gauche, on pourra parler d’hémiplégie Prédominance brachio-faciale fréquente Spasticité (contractions involontaires) : principaux troubles rencontrés : hypertonie, mouvements anormaux, schémas moteurs perturbés (troubles de la vision et de l’audition, épilepsie, troubles orthopédiques, parfois lenteur intellectuelle.
  • Les amputations
  • D’originale congénitale (agénésie), traumatique ou tumorale, les amputations peuvent toucher tout ou partie de l’un ou plusieurs des 4 membres. Dans le cas d’une pratique sportive debout, les amputations des membres inférieurs peuvent nécessiter un appareillage. Pour une pratique sportive régulière, une prothèse spécifique à l’activité est nécessaire. Une attention particulière doit être portée à la qualité de l’appareillage, aux déséquilibres vertébraux.
  • Les maladies dégénératives
  • Il existe un très grand nombre de pathologies dégénératives. Les origines ainsi que les troubles moteurs peuvent être multiples. Voici quelques exemples de maladies dégénératives que l’on retrouve en handisport : myopathies, amyotrophie spinale, hérédo dégénérescences spinocérébelleuses, sclérose en plaque.

Certaines autres atteintes du système nerveux périphérique entraînent des déficiences non précisées dans ce chapitre (poliomyélite, plexus …), de même le nanisme, les malformations congénitales etc….

Les aménagements et recommandations pédagogiques :

Quelle que soit la pathologie, le principe sécuritaire est la première règle à respecter. Les adaptations matérielles, pédagogiques, médicales ou paramédicales (avec le soutien de professionnels de la santé) doivent être mises en relation avec la prise en compte de l’individualité spécifique du public concerné. Les différentes activités sportives proposées nécessitent un attachement précis à ces notions particulières. Le rapprochement entre les ligues, comités, clubs, dirigeants, cadres techniques, entraîneurs permet de résoudre dans la mesure du possible ces ''obstacles''